mardi 13 décembre 2011

Un instant de bonheur

Hier, j'ai croisé un joli regard. En tournant le coin d'une allée, non loin du rayon des sucreries, elle était là, toute surprise, toute coquette avec son sourire aussi beau qu'immédiat. Épris d'une envie subite, son sourire lui fût hâtivement rendu.

Et puis je continuais ma course, bercé par ce doux moment qui venait certes de faire ma journée en égayant mon esprit. Bien qu'autant brefs qu'impromptus, ces doux moments de bonheur, aussi éphémère puissent-ils paraitre, sont parfois l'ébauche d'un moment de joie lorsqu'on s'y attarde ne serait-ce qu'un court instant. 

Souvent négligés, peut-être même très vite oubliés, ils peuvent néanmoins nous faire tous rêver et nous aider à oublier, l'espace d'un instant, nos ennuis volubiles d'une journée effarée.

mardi 29 novembre 2011

Movembre

Novembre ou selon Movembre, mois des morts ou de la moustache qui peut être à la fois hiver, parfois automne, mais franchement, il capote de jour en nuit. 

Maussade, flasque et sans saveur, c'est donc sans trop d'attentes que j'ai adopté ces poils sous le nez, petit geste par solidarité, don de bonheur, amorce de joie et rires incitatifs. Après tout, ne pouvant pas être vraiment contre la vertu, me voici en support à la santé masculine, plus particulièrement aux victimes directes et indirectes du cancer de la prostate.

Vraiment, ce n'est pas mon mois fétiche. Complet noir et cravate grise au lendemain de plaisantin, à la fois ricaneur et souffre-douleur, il déambule avec maladresse les préliminaires de ces bientôt doux frimas.  

Mais de simple constat, cette année est tout le contraire. Milles idées, un seul projet préparant même des journées exceptionnelles, sur mon vélo à la mi-chemin sortant, arborant résolument avec fierté, cette moustache affriolante.

Je ne sais pas si je vais le refaire l'année prochaine mais ce fût une cocasse mensualité aux allures parfois des années soixante-dix. Les regards passants, entre le rire et le sérieux, jamais blessant, jamais certain mais une chose certaine, certes l'amorce du sourire était facile.
 
Alors avec un groupe de supporter, gars comme filles pour amasser des fonds dans plus d'endroits peut-être?

mardi 15 novembre 2011

Blanche nuit

Cette nuit, je me suis fait réveiller par mon chambreur. Rien de bien dramatique, il travaille tard. Il avait probablement un peu festoyé, ayant eu quelques difficultés à insérer la petite clé dans la fente prévue à son effet. C'est peut-être le soubresaut de dame nature qui pointe 9 degrés cette nuit?

Cependant, quelques heures plus tard, je ne trouve toujours pas Morphée. Mais où est-il? Et si j'embrassais sa sœur? Volontiers cette nuit, je me laisserais bercer par ses doux murmures, par ses caresses empressées, rêvassant de ses lèvres duveteuses sur mon corps allant.

Peut-être direz-vous qu'il est un peu tôt pour parler d'insomnie. Mais tout est relatif. Comme je ne connais que très rarement cette odieuse blague de la nuit qui nous commue le sommeil par une impromptue narcose, j'en profite pour coucher un petit rêve que je caresse indubitablement depuis bien longtemps.

J'ai toujours été musicien, d'aussi longtemps que je me souvienne. Mais hélas, depuis un temps vraiment trop long, je suis comme un peintre sans toile, un voilier sans voile. Les aléas de la vie obligent, pour ne pas dire par contrariété, je n'ai plus de quoi jouer. Mais je compte bien y remédier de meilleure heure. Et pourquoi pas du tout nouveau? Fantasme inassouvi, insatiable réprimande, j'ai toujours voulu caresser le violoncelle.

Pourquoi le violoncelle? Je ne sais pas. En fait si, je le sais. C'est l'instrument le plus sensuel qui soit, qui n'a d'égal en grâce et en beauté que la félicité d'une égérie. Sa tonalité, tantôt fine, tantôt, baroque me fait vibrer. Ses courbes élancées, la chaleur de son rouvre, la rougeur de son pelage sont tout autant d'allures qui m'enflamment et me renversent. Se tenant bien droit, empoigné fermement mais tendrement, je me laisse bercer par son délicat antiphone et je m'endors. 

mardi 8 novembre 2011

Sur fond de tristesse naît l'amour

Bon, l'amour semble mon sujet de l'heure. En fait, pour moi, c'est toujours d'actualité. Dites-moi quand on ne peut pas aimer? N'a-t-on jamais entendu la complainte d'une haine perdue?

Aimer, ce n'est certainement pas dire tout haut : ''Je t'aime mon amour!''. Aimer, c'est donner du bonheur, souhaiter que les autres soient heureux, au plus profond d'eux-même, de nous même,  avec la plus grande sincérité, en toute simplicité. Je peux même affirmer, qu'une fois les bas-fond de l'esprit humain dépassés, - hey oui, il y a plus creux encore - qu'il ne reste que peu de choses, et l'amour en fait partie. Je vous mets au défi de le trouver cet abyme.

Nombreux sont ceux qui me disent qu'ils n'éprouvent que haine et ressentiment, qu'ils ne sont que tristesse et mélancolie. Mais même la haine possède en lui le germe de l'amour. Est-il possible, dans une mesure de normalité, d'éprouver à la fois haine et amour? La haine n'est-elle pas le vent qui balaie l'amour à contre-sens? L'amour n'est-elle pas la douce brise qui fait disparaitre doucettement cette haine, tel les premiers rayons de soleil matinaux qui dissipent l'indiscrète brume nocturne?

L'amour est toujours là, quelque part, guettant sa proie future. J'entends souvent les murmures portés par le zéphyr, que si elle nous admoneste, on devient fou, aveugle et saugrenu. Et si l'amour était l'unique félicité; lucide, lumineuse, bienséante?

Tel l'esprit, à la fois claire, vide et lumineuse; parfois forte, parfois moins, ni chaud ni froid, mais clairement, apathique ne lui va point. Tel un tableau noir porte le trait de la blanche craie dans toute sa splendeur, sur fond de tristesse nait l'amour.

dimanche 6 novembre 2011

Google +

Cette semaine, j'avais du temps à tuer ayant peu de travail. C'est quelque chose que je n'ai pas connu depuis un bon bout de temps.

Je ne sais pas si vous êtes passé par une clinique médicale ces 2 dernières années, mais ce n'est pas le coin le plus tranquille en ville. Et c'est là que je viens de passer l'année. Pas comme patient, mais avec des patients. Horaire de fou, peu de temps libres et les journées tranquilles se comptent par année et non par mois ou par semaine.

Je me suis donc habitué à faire tout ce qu'on a à faire lorsqu'on gère une famille, en très peu de temps. Avec un horaire de 8h00 à 21h00, le matin arrive .. comment dire .. Vite? Et puis là j'ai serré mon vélo pour l'hiver, je sais plus trop quoi faire.

Alors j'en ai profité pour parcourir un peu le ouaibe à la recherche du nouveau, chose que je ne fais plus vraiment depuis un bout. Faut dire que dans les débuts où je venais ici, au ouaibe, y avait pas grand monde. On ne s'envoyait pas des texto, nous nous échangions des fichiers par protocole Gopher ou par des banques de données Archie. Y en a du monde maintenant.

À cette époque, quand on parlait de la Chine, on parlait de Kung Foo pis de Dollorama. Maintenant, ils sont plus nombreux au ouaibe qui a de monde aux États-Unis. Si la prochaine guerre est cyber, comme j'ai de nombreuses fois entendue ou lu ... Le monde change, impermanence comme la brise d'automne qui fait place au vent d'hiver.

Alors, je me suis attardé au média social qui connait la plus forte croissance présentement, Google+. 50 millions d'usager en date de la semaine passée. Résultat: J'y ai passé environ deux heures par jour, je suis dans plus de 100 cercles et j'ai 1400 contacts. Premièrement, Google+, je n'ai pas vu de statut et c'est plus qui tu suis, qui tu as dans tes cercles que qui t'as ajouté qui importe. Avec 500 personnes, on commence à en voir plus que le potentiel.

Heureusement, la communauté de Google+ est assez conviviale, en tout cas en ce qui concerne mes cercles. Les "Bad posts" sont assez rare il est facile de trouvé des gens qui partagent des cercles de gens sympathiques.

Google+, c'est aussi des cercles par intérêts. À ce propos, j'ai un cercle de 460 photographes. Si ça intéresse quelqu'un, je vous le partage. On peut facilement et rapidement créer des cercles, retirer quelqu'un de celui-ci, en ajouter et les partager. Par défaut, les premières fois qu'on inscrit quelques choses, ce n'est pas du domaine publique. Y a une place pour nos vrais amis. Ceux à qui on peut donner notre adresse, notre numéro de téléphone.

Je ne peux pas comparer à Facebook, vraiment, je n'ai pas de compte. Je l'ai fermé il y a plus de deux ans après avoir lu les conditions d'utilisations. Mais à mon avis, Google+ va prendre de plus en plus de place, notamment en intégrant plusieurs outils comme c'est le cas avec Picasa et You Tube. Sans pour autant être une menace pour Facebook, mais peut-être en complément. Me semble que les tout sous un même toit, c'est encore populaire et ça fait sauver du temps!

Reste à voir comment il se comporte avec les OS des téléphones intelligents. Je n'ai pas de téléphone portable, je résiste encore ... pour l'instant.

Je ne peux pas vraiment me prononcer par contre. Je ne suis pas constant avec ma présence en général sur les médias sociaux. Mais il est déjà, dès le premier coup d’œil, très transparent. Car certaines questions se posent pour la génération montante quand aux impacts d'une vie de statuts Facebook, comme la vision qu'en aura un futur employeur ou quels seront les différents impacts sur la vie sociale et professionnelle des jeunes adultes.

samedi 29 octobre 2011

C'est l'automne

C'est l'automne. Une saison qui jadis, me laissait perplexe. Avec le temps, j'ai appris à l'apprivoiser un peu. Mais ça reste une prémisse à l'hiver qui peut, nous le savons tous ici, être un peu plus difficile que les autres saisons.

Non pas que je déteste l'hiver, au contraire. Ce que je n'aime pas c'est toute cette gadoue sur le bord de la route. Des marres d'eaux salées sur les coins de rues. On descend de la voiture, une flaque. Il nous faut traverser la rue au centre-ville, une marre. Personnellement, de l'eau non congelée lorsque j'ai le bout du nez frigorifié ... sans commentaires. 

Revenons à l'automne. Il y a quand même de très beaux paysages. Charlevoix, c'est magnifique avec son manteau jaune-rouge-orangé. Je me suis récemment égaré en revenant de Granby. Je me suis égaré en regardant le paysage - j'avais décidé de prendre une route secondaire - et j'ai manqué la sorti que je devais prendre. Comble de joie, comme il était aux alentours de 16 heures, tant que le soleil est dans mon rétroviseur, pas de problème, je vais arriver sur Québec à un moment donné. Ou bien Rimouski !!! 

Ce détour inattendu, n'étant pas moi-même attendu, fût assez pittoresque. Comparativement à l'autoroute 20 à pareil hauteur, la route est parsemée de plusieurs montés et descentes, ce qui rend la conduite un peu moins monotone. Je n'avais jamais visité ce coin du Québec, qui n'est pourtant pas si loin de chez-moi. 

Comme j'étais quelque peu égaré, mais dans la bonne direction, j'ai pris le temps de regarder. Je dois dire que le soleil couchant à l'arrière, surplombant la cimes des arbres aux feuilles multicolores tantôt teintées de rose, tantôt de jaune, fût tout un spectacle pictural. Je n'ai pas vu le temps passé et j'ai fait le parcours en 3 heures. 
 


vendredi 21 octobre 2011

Ôde à l'amour

Bon! Non, je ne ferais pas réellement une ode à l'amour ici dans ce blog. C'est un jeu de mot, et qui plus est, je suis malhabile avec ce style.
Alors pourquoi ce titre? Simplement parce que c'est le seul titre approprié pour moi. Sans confusion ni prétention.
L'amour vous connaissez? Celui qu'on surnomme affectueusement l'amour véritable, le grand amour, l'amour avec un grand A ou je ne sais trop quoi? Celui qu'on est supposé vivre qu'une seule fois dans sa vie? Force de constater que pour moi, cet amour est bien certain.
Tout jeune, je croyais en cet amour passionnel. Et puis le temps suit son cours. C'est au gré des quelques essais malagauches que je pressentis qu'en fait, peut-être était-ce qu'une tentative déliée du désir de se substituer? Peut-être qu'au fond, à la nature romancé épris de fantaisie, ce désir s’accoutrait en se prétendant pour ennoblir cette cour tant exécutée par la vie dans toute sa championne noblesse?
Est-ce le désir de posséder, de sécurité, d'être aimé; peur, fuite ou veine poursuite?
Mais qu'est-ce qu'il en dit le cœur? Il s'en fout le cœur. Il s'en fout de la raison le cœur. On s'en fout ... Le cœur à peut-être sa raison.
Je parle de quelque chose qui survient lorsque 2 personnes se retrouvent soudainement à proximité et qu'il se produit quelque chose, un sentiment de bien-être inexplicable qui résiste au temps. Voilà plus de 12 ans et à chaque fois que je suis près d'elle, le temps s'arrête, le décor s'échappe, plus rien, juste ce sentiment d'être bien, d’être là. Quelque chose qui ne se contrôle pas, quelque chose qu'on n'attend pas, qui ne provient pas du désir, mais bien quelque chose qui est simplement, honnêtement constatée.
Compréhension du cœur, sans savoir ni comprendre, sans parler, simplement ... je la comprends. C'est quelque chose qui se vit, qui s'apprécie et qui pour moi est un bonheur de la vie, même si cette perle est maintenant loin. Oui, je l'ai trouvé la compagne d'une vie, l'unique, la seule.

lundi 22 août 2011

Jack Layton

Quoi de mieux que de parler de Jack Layton pour ressusciter mon blog? Pas vraiment. Car en fait il est décédé. Mais on peut dire que oui, il part en vainqueur malgré son combat perdu contre le cancer. C'était peut-être le dernier grand chef rassembleur aux politiques socialistes de peuple, je ne sais pas.
Mes condoléances à la famille, puisse-t-il reposer en paix.