Novembre ou selon Movembre, mois des morts ou de la moustache qui peut être à la fois hiver, parfois automne, mais franchement, il capote de jour en nuit.
Maussade, flasque et sans saveur, c'est donc sans trop d'attentes que j'ai adopté ces poils sous le nez, petit geste par solidarité, don de bonheur, amorce de joie et rires incitatifs. Après tout, ne pouvant pas être vraiment contre la vertu, me voici en support à la santé masculine, plus particulièrement aux victimes directes et indirectes du cancer de la prostate.
Vraiment, ce n'est pas mon mois fétiche. Complet noir et cravate grise au lendemain de plaisantin, à la fois ricaneur et souffre-douleur, il déambule avec maladresse les préliminaires de ces bientôt doux frimas.
Mais de simple constat, cette année est tout le contraire. Milles idées, un seul projet préparant même des journées exceptionnelles, sur mon vélo à la mi-chemin sortant, arborant résolument avec fierté, cette moustache affriolante.
Je ne sais pas si je vais le refaire l'année prochaine mais ce fût une cocasse mensualité aux allures parfois des années soixante-dix. Les regards passants, entre le rire et le sérieux, jamais blessant, jamais certain mais une chose certaine, certes l'amorce du sourire était facile.
Alors avec un groupe de supporter, gars comme filles pour amasser des fonds dans plus d'endroits peut-être?
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