Bon, l'amour semble mon sujet de l'heure. En fait, pour moi, c'est toujours d'actualité. Dites-moi quand on ne peut pas aimer? N'a-t-on jamais entendu la complainte d'une haine perdue?
Aimer, ce n'est certainement pas dire tout haut : ''Je t'aime mon amour!''. Aimer, c'est donner du bonheur, souhaiter que les autres soient heureux, au plus profond d'eux-même, de nous même, avec la plus grande sincérité, en toute simplicité. Je peux même affirmer, qu'une fois les bas-fond de l'esprit humain dépassés, - hey oui, il y a plus creux encore - qu'il ne reste que peu de choses, et l'amour en fait partie. Je vous mets au défi de le trouver cet abyme.
Nombreux sont ceux qui me disent qu'ils n'éprouvent que haine et ressentiment, qu'ils ne sont que tristesse et mélancolie. Mais même la haine possède en lui le germe de l'amour. Est-il possible, dans une mesure de normalité, d'éprouver à la fois haine et amour? La haine n'est-elle pas le vent qui balaie l'amour à contre-sens? L'amour n'est-elle pas la douce brise qui fait disparaitre doucettement cette haine, tel les premiers rayons de soleil matinaux qui dissipent l'indiscrète brume nocturne?
L'amour est toujours là, quelque part, guettant sa proie future. J'entends souvent les murmures portés par le zéphyr, que si elle nous admoneste, on devient fou, aveugle et saugrenu. Et si l'amour était l'unique félicité; lucide, lumineuse, bienséante?
Tel l'esprit, à la fois claire, vide et lumineuse; parfois forte, parfois moins, ni chaud ni froid, mais clairement, apathique ne lui va point. Tel un tableau noir porte le trait de la blanche craie dans toute sa splendeur, sur fond de tristesse nait l'amour.
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