samedi 29 octobre 2011

C'est l'automne

C'est l'automne. Une saison qui jadis, me laissait perplexe. Avec le temps, j'ai appris à l'apprivoiser un peu. Mais ça reste une prémisse à l'hiver qui peut, nous le savons tous ici, être un peu plus difficile que les autres saisons.

Non pas que je déteste l'hiver, au contraire. Ce que je n'aime pas c'est toute cette gadoue sur le bord de la route. Des marres d'eaux salées sur les coins de rues. On descend de la voiture, une flaque. Il nous faut traverser la rue au centre-ville, une marre. Personnellement, de l'eau non congelée lorsque j'ai le bout du nez frigorifié ... sans commentaires. 

Revenons à l'automne. Il y a quand même de très beaux paysages. Charlevoix, c'est magnifique avec son manteau jaune-rouge-orangé. Je me suis récemment égaré en revenant de Granby. Je me suis égaré en regardant le paysage - j'avais décidé de prendre une route secondaire - et j'ai manqué la sorti que je devais prendre. Comble de joie, comme il était aux alentours de 16 heures, tant que le soleil est dans mon rétroviseur, pas de problème, je vais arriver sur Québec à un moment donné. Ou bien Rimouski !!! 

Ce détour inattendu, n'étant pas moi-même attendu, fût assez pittoresque. Comparativement à l'autoroute 20 à pareil hauteur, la route est parsemée de plusieurs montés et descentes, ce qui rend la conduite un peu moins monotone. Je n'avais jamais visité ce coin du Québec, qui n'est pourtant pas si loin de chez-moi. 

Comme j'étais quelque peu égaré, mais dans la bonne direction, j'ai pris le temps de regarder. Je dois dire que le soleil couchant à l'arrière, surplombant la cimes des arbres aux feuilles multicolores tantôt teintées de rose, tantôt de jaune, fût tout un spectacle pictural. Je n'ai pas vu le temps passé et j'ai fait le parcours en 3 heures. 
 


vendredi 21 octobre 2011

Ôde à l'amour

Bon! Non, je ne ferais pas réellement une ode à l'amour ici dans ce blog. C'est un jeu de mot, et qui plus est, je suis malhabile avec ce style.
Alors pourquoi ce titre? Simplement parce que c'est le seul titre approprié pour moi. Sans confusion ni prétention.
L'amour vous connaissez? Celui qu'on surnomme affectueusement l'amour véritable, le grand amour, l'amour avec un grand A ou je ne sais trop quoi? Celui qu'on est supposé vivre qu'une seule fois dans sa vie? Force de constater que pour moi, cet amour est bien certain.
Tout jeune, je croyais en cet amour passionnel. Et puis le temps suit son cours. C'est au gré des quelques essais malagauches que je pressentis qu'en fait, peut-être était-ce qu'une tentative déliée du désir de se substituer? Peut-être qu'au fond, à la nature romancé épris de fantaisie, ce désir s’accoutrait en se prétendant pour ennoblir cette cour tant exécutée par la vie dans toute sa championne noblesse?
Est-ce le désir de posséder, de sécurité, d'être aimé; peur, fuite ou veine poursuite?
Mais qu'est-ce qu'il en dit le cœur? Il s'en fout le cœur. Il s'en fout de la raison le cœur. On s'en fout ... Le cœur à peut-être sa raison.
Je parle de quelque chose qui survient lorsque 2 personnes se retrouvent soudainement à proximité et qu'il se produit quelque chose, un sentiment de bien-être inexplicable qui résiste au temps. Voilà plus de 12 ans et à chaque fois que je suis près d'elle, le temps s'arrête, le décor s'échappe, plus rien, juste ce sentiment d'être bien, d’être là. Quelque chose qui ne se contrôle pas, quelque chose qu'on n'attend pas, qui ne provient pas du désir, mais bien quelque chose qui est simplement, honnêtement constatée.
Compréhension du cœur, sans savoir ni comprendre, sans parler, simplement ... je la comprends. C'est quelque chose qui se vit, qui s'apprécie et qui pour moi est un bonheur de la vie, même si cette perle est maintenant loin. Oui, je l'ai trouvé la compagne d'une vie, l'unique, la seule.