Pour quelqu'un comme moi, c'est chose facile, mais jamais et jamais plus. J'étais certes ténébreusement affecté par le départ précipité de mon fils ainé, mais il en résulte néanmoins le même néfaste dessin. Jamais je n'avais auparavant usé de ce talent pour manipuler vainement les circonstances. J'ai joué un rôle, le rôle du faux.
Par le passé, je n'étais aucunement tenté de taire les apocryphes quiproquos me concernant. Après tout, que pouvaient-ils bien savoir et même comprendre? Que savent-il réellement de la compassion? De ma compassion? J’aurais peut-être dû. Je ne suis pas faux, mais faussement accusé, victime d'une explication simple mesquinement orchestrée par plus petit que soi. Mais au fils du temps, le petit devient grand, le vrai disparait comme une goutte bitumineuse qui sabote un litron d'eau fraiche. Nous ne choisissons pas toujours notre chemine de vie.
Malgré tout, pendant un bon travail, j'ai rencontré cette perle qui brillait toujours un peu plus chaque jour. Du genre formidable qui nous épate un tantinet de plus à chaque seconde, à chaque parole. Sans vantardise, simplement en se dévoilant, ses gestes nous fascine, elle nous bouleverse. Jamais je n'avais eu autant d'affinité avec quelqu'un auparavant. Nous aurions pu, et même dû devenir les meilleurs amis du monde.
L'esprit vif, intelligente et créative, elle a tout pour réussir. Empreinte de compassion, elle fait preuve d'une maturité distinguée. Son écoute est étonnante, je l'ai vérifié plus d'une fois. Elle manifeste naturellement une sagesse qui prend normalement des lustres. Je revois sans cesse son sourire, son regard limpide. Sa voix si mélodieuse qui caresse inéluctablement mon ouï, c'est le plus beau chant.
Devant tant de beauté, la panique est montée, s'emparant de moi comme un venin qui foudroie sa proie. Déstabilisé, désemparé, épeuré .. à nu je me suis effondré. Préférant le sabotage au rejet, je me suis vite affairé à détruire un bonheur certain. Plutôt que d'affronter l'impossible, ce qui est pourtant chez-moi une spécialité, j'ai préféré le gâché. Comme si vraiment, le lièvre devenait tortue, nous y croirions.
Comble du malheur, je me suis fait snobé. Mais à ce moment j'ai tout compris. J'ai compris ce qui s'était passé dans ce court et manifeste instant . Car on n'ignore certainement pas de la sorte, quelqu'un qui nous est indifférent. Les apparences sont souvent porteuses de fourberies. Celui que tu as vu et cru, se démarque du faux. Celui du début, c'est le vrai.
Vraiment, maintenant je ne peux plus aimé. Je suis une personne sincère, un homme d'une seule. Aujourd'hui il y a toi ... et il y a les autres. Alors comment pourrais-je un jour regarder une femme de façon sincère et lui dire je t'aime? J'ai cru à tort que le temps arrangerais les choses. Mais hélas, c'est mon fardeau. Plus le temps passe et plus ton absence me fait souffrir. Je n'entends que ton silence.
Néanmoins, je m'excuses humblement ASA. Je ne voulais pas. C'est simplement comme ça, sans prétention que je m'avoue vaincu par plus fort que moi.
Je t'aime .. te amo.
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